« Les festivals de lecture ne désemplissent pas et je comprends pourquoi » confie Agnès Jaoui lors de l’ouverture du festival Livres en scène au théâtre Cameri mercredi 9 mars. Dans une ambiance festive et en présence de l’Ambassadeur Christophe Bigot, les nombreux artistes français et israéliens invités nous ont fait part de leurs impressions sur cet événement.
Ces festivals « nous confortent sur la puissance de la littérature et de la culture qui transgressent totalement les frontières » nous dit Laurent Seksik, auteur « Des derniers jours de Stefan Zweig ».
Tandis qu’Evgenia Dodina souligne que « le texte de Camus est particulièrement beau et sensible », Keren Mor, au détour d’un couloir, radieuse, nous avoue avoir été très « amusée par le texte de Belle du Seigneur d’Albert Cohen ». Stéphane Freiss relève lui aussi « combien le texte de Sayed Kashua, l’auteur le plus juif des Arabes que j’aie rencontré, est drôle ». Et de rajouter que la littérature israélienne « l’inspire car elle utilise tous les modes : la subtilité, la légèreté, la sincérité, la gravité, pour créer un pont solide entre les gens qui permet de dire ‘tu es différent de moi et j’aime ça’ ».
C’est enfin dans l’ambiance feutrée des répétitions qu’Etgar Keret s’avoue particulièrement impressionné par l’interprétation « talentueuse et profonde » de son livre Au pays des mensonges par Richard Berry.
‘Livres en scène’ s’est clôturé par la dernière réalisation de Nicole Garcia, « Un balcon sur la mer », projeté à la cinémathèque française de Tel-Aviv.