Vendredi 27 mai, Jen-Luc Allouche présentait son nouveau livre : Les jours redoutables – Israël Palestine : la paix dans mille ans à l’Institut français de Tel Aviv. Une rencontre animée par Annette Lévy-Willard, Conseiller culturel – Ambassade de France en Israël.
Journaliste, ancien rédacteur en chef à Libération et traducteur, Jean-Luc Allouche parle l’hébreu et l’arabe. Face à son public, dans la Médiathèque de l’Institut français, il revient sur son exploration d’Israël, la Cisjordanie et Gaza pendant les années de la seconde Intifada. Dans son livre, il a choisi de ne pas se cantonner à une analyse du conflit israélo-palestinien en tant que succession de tentatives de paix, attentats et répressions, pour insister sur son aspect humain, et se plonger dans les deux sociétés qui se font face.
Il nous a parlé de son expérience du terrain : Allouche a vu les méandres de Gaza et vécu des deux côtés de la barrière de sécurité, il a interviewé les hommes influents d’Israël et de Palestine, et des postulants à l’attentat suicide, avec comme questionnement : comment vit-on le conflit au quotidien ?

Il a constaté, entre ces deux peuples qui ne communiquent presque plus que dans la violence, un incroyable mimétisme réciproque et de nombreuses ressemblances : « Ils ont les mêmes nerfs, et c’est aussi ce qui alimente le conflit ».
« Je suis optimiste », dit-il pour expliquer le sous-titre de son livre, « il y aura la paix, mais dans mille ans. » Ainsi, c’est sans fol espoir ni désillusion que Jean-Luc Allouche déplore l’absence de véritable guide politique, et les antagonismes, que l’on connaît : sur l’appartenance de la terre, sur sa sainteté, ou sur une certaine vision de la modernité différente de part et d’autre. « Il y aura la paix, dit-il encore, la paix par épuisement ».
Jean-Luc Allouche a ensuite répondu aux questions du public, notamment sur l’annonce d’un Etat palestinien en septembre prochain. « L’Etat palestinien a déjà été proclamé en 1988 », nous a-t-il rappelé. Mais, concrètement, la monnaie palestinienne est le shekel, les lignes de téléphones et d’Internet passent par Israël… « Un Etat en septembre ne serait pas pour les Palestiniens une victoire effective, mais symbolique. »
La rencontre s’est terminée, sur fond d’espoir ténu, par une séance de signatures du livre Les jours redoutables – Israël Palestine : la paix dans mille ans . Jean-Luc Allouche a également traduit de l’hébreu le livre Beaufort de Ron Leshem.
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