de Zohar Wexler
Un voyage autour du poème de Bialik « Dans la ville du massacre »
Entre le 6 et le 14 décembre
A Tel Aviv, Haïfa, Ashdod et Jérusalem

En 1903, Bialik est envoyé d’Odessa pour recueillir les témoignages des survivants du pogrom de Kichine. Bouleversé, il écrit le poème Dans la ville du massacre, un cri de rage qui enjoint les victimes à prendre leur destin en main et à défendre leur dignité d’homme. Plus d’un siècle plus tard, Zohar Wexler, metteur en scène né à Haïfa et travaillant en France, retourne sur les pas de Bialik à Kichinev retrouver les traces de ces arrière-grands-parents originaires du village. Au travers du poème et de la langue de Bialik qu’il fait résonner d’une voix grave et posée, le spectacle est un voyage personnel. Zohar Wexler pose la question de son identité, et celle de sa place dans la grande Histoire. De ce qu’il ramène de son profond voyage, ajouté au poème, naît un témoignage précieux, intime, universel.
Calendrier et lieux des représentations
Mardi 6 décembre à 20h et mercredi 9 décembre à 12h à Beit’Bialik à Tel-Aviv En hébreu. Tél. 03-5253403
Jeudi 8 décembre à 20h au Centre culturel français de Haïfa. En hébreu. Tél. 04-8312333
Dimanche 11 décembre à 20h30 au Centre Monart d’Ashdod En français, sous-titrés en hébreu. Tél. 050-5404343
Mercredi 14 et jeudi 15 décembre à 20h30 à Beit Avichai à Jérusalem En hébreu. Tél. 02-6215300
Le spectacle :
Première partie – le voyage Le spectateur est convié à faire un voyage multiple dans le temps et dans l’espace. Il ira des bibliothèques de Paris aux Archives à Jérusalem puis dans les rues de Chisinau (Kichinev) sur les traces du pogrom. Ce parcours est guidé par des images filmées sur les lieux de l’enquête. Le voyage se réfère au poème dit en hébreu, la langue d’origine pour faire résonner la force poétique de Bialik. Zohar Wexler retrouve son histoire familiale enfouie depuis plus de cent ans. Les découvertes sont inattendues.
Deuxième partie – le poème C’est la force des mots qui prend la relève des images de la première partie. Nous sommes dans la poésie, dans la représentation mentale, les images et la sonorité créées par les mots.
Quelques mots sur Haïm Nahman Bialik (Zhitomir 1873 – Vienne 1934) Poète, écrivain, traducteur et éditeur, Bialik sera surtout célébré comme le poète national de l’époque moderne et l’un des chefs de file de la « Génération de la Renaissance » de l’hébreu moderne. La langue de Bialik est imprégnée de son éducation biblique et talmudique, il fait cohabiter dans son écriture ces deux dimensions de l’hébreu, le sacré et le profane. Il s’installe définitivement à Tel-Aviv en 1924 dans la rue qui porte déjà son nom. Son activité culturelle variée dans les domaines de la rédaction et de la publication ainsi que son intervention directe dans les problèmes nationaux de l’époque en firent l’un des chefs spirituels centraux de sa génération. Il inventa de nombreux mots en hébreu qu’il diffusa grâce à ses œuvres.
Quelques mots sur Zohar Wexler Metteur en scène, Comédien Il est né à Haïfa et a fait des études de théâtre à Chicago et à Paris. Il fonde en 1999 la compagnie Le Réséda et met en scène Jéhu de Guilad Evron au Théâtre de L’Epée de Bois à la Cartoucherie. Il met en scène l’actrice chanteuse Talila dans Yadja ou la tête ailleurs au Théâtre de l’Opprimé à Paris et au Théâtre des Halles au Festival d’Avignon. Comme comédien, Il joue du répertoire contemporain : Horowitz, Fassbinder, Van Louhuizen, Kacimi, Kane. Il est également le collaborateur artistique de Charles Tordjman sur les spectacles Vers Toi Terre Promise de Jean-Claude Grumberg (Molière meilleure pièce 2009) et La Fabbrica de Ascanio Celestini.
Un spectacle du Réséda. Avec le soutien du Ministère de la Culture (D.R.A.C. Ile de France), de Culturesfrance, de la Fondation européenne pour la culture juive, La mairie de Paris, La Fondation pour la mémoire de la Shoah, de l’Ambassade d’Israël, de Monsieur Alain Ziegler/ Bala Boosté, de Monsieur Adi Adiri / Yarden France, de Monsieur Bruno Rohmer. En partenariat avec la Maison de la Poésie, Paris et la Compagnie Alain Timar – Théâtre des Halles, Avignon.