Terrorisme - Lutte contre Daech

7 octobre 2014
Au point de presse de ce jour, le porte-parole a répondu aux questions suivantes :

Q – Concernant la ville kurde de Kobané qui semblerait sur le point de tomber, alors que les frappes aériennes ne suffisent pas à défendre cette ville, que propose la France ?

R - Le ministre s’exprimera sur ce sujet tout à l’heure devant la représentation nationale à 15 heures. Ses propos seront publics.

Q – Vendredi dernier, vous nous avez parlé d’un partage de tâches. De quoi s’agit-il ?

R – La coalition internationale, qui a été mise en place après la conférence de Paris du 15 septembre dernier, est organisée selon les principes de la convergence des objectifs et de la complémentarité des initiatives. En Irak, la France livre des équipements militaires aux Kurdes avec l’accord des autorités irakiennes. A leur demande, elle leur apporte un soutien aérien. Par ailleurs, nous soutenons les actions militaires menées par des membres de la coalition internationale en Syrie, comme les Etats Unis et certains pays arabes.

S’agissant de la position turque, après le vote la semaine dernière du parlement turc, des consultations bilatérales franco turques sont prévues ce vendredi. Le ministre doit s’entretenir avec son homologue.

Q – Concernant la Syrie, la France a dit plusieurs fois récemment qu’elle continuait à appuyer l’opposition modérée en Syrie. Pourriez-vous nous donner une visibilité sur la manière dont vous le faites ?

R – Il y a eu une réunion à New York, le 24 septembre avec la coalition nationale syrienne, qui est notre interlocuteur en Syrie. Le président de la République et le ministre ont rencontré M. Hadi Albahra, président de la coalition nationale syrienne. La Coalition nationale incarne la Syrie de demain. Il ne faut pas condamner le peuple syrien à avoir pour seule alternative le régime de Bachar ou les djihadistes de Daech.

Comme l’a rappelé le président de la République à l’issue du conseil de défense du 25 septembre, la France poursuit et amplifie son aide à la coalition :

- sur le plan politique : la coalition est pour nous la seule opposition politique crédible. La soutenir, c’est maintenir la perspective d’une transition politique, seule à même de mettre fin à la crise.

- sur le plan humanitaire : depuis le début de la crise syrienne, la France a consacré 45 millions d’euros en appui aux pays voisins qui accueillent des millions de réfugiés et en soutien aux populations civiles, victimes du conflit à l’intérieur de la Syrie. Notre aide bilatérale, apportée directement aux acteurs sur le terrain (associations syriennes et comités locaux), est centrée sur les secteurs suivants : l’aide médicale, la sécurité alimentaire, l’éducation et le soutien direct aux conseils locaux. Par ailleurs, la France participe également aux efforts multilatéraux par ses contributions aux agences des Nations unies.

- sur le plan militaire : la France soutient, par des livraisons d’armements, les groupes modérés qui se battent à la fois contre le régime de Bachar Al-Assad et contre les terroristes de Daech. Vous savez que nous sommes discrets sur notre aide militaire, pour ne pas donner d’informations à ceux qui luttent contre la coalition.

Q – On a entendu des informations selon lesquelles beaucoup de Français ont annulé leur départ pour l’étranger pour la Toussaint à cause des consignes données par le ministère pour les quarante pays à vigilance renforce. Est-ce que c’est vrai ?

R – Je ne sais pas si cela a eu cet impact-là. Le rôle du ministère des affaires étrangères, c’est de donner des informations les plus actualisées possibles sur les risques encourus par nos compatriotes lorsqu’ils voyagent. Nous ne sommes pas alarmistes, mais réalistes et nous souhaitons être compétents et efficaces dans les informations que nous apportons.

Dernière modification, le 08/10/2014

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