07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 03. 2008 05. OCTOBRE 2008

Vendredi 10 octobre 2008

Les Titres
Haaretz (Le pays)

Nouvelle débâcle à Wall Street. Le gouvernement américain envisage de nationaliser des banques

The Jerusalem Post

La police cherche à ramener le calme à Acre après les émeutes de Yom Kippour entre Arabes et Juifs

Maariv (Le soir)
Affaire Shalit : L’avertissement qui n’est jamais parvenu

Yediot aharonot (Les dernières nouvelles )

Les émeutes d’Acre|| ||||

Intérieur

Emeutes à Saint-Jean d’Acre

Quatre personnes ont été blessées lors des violents affrontements qui ont éclaté mercredi soir à Saint-Jean d’Acre entre Juifs et Arabes. Selon le Yediot Aharonot, les émeutes ont éclaté lorsque Jamal Taufik, un habitant arabe de la ville, a pénétré à bord de sa voiture dans un des quartiers juifs de la ville en ce soir de Yom Kippour, alors que traditionnellement aucun véhicule n’y circule. Taufik affirme qu’il était venu dans le quartier pour chercher sa fille qui séjournait chez son fiancé et dément les allégations selon lesquelles il roulait vite, faisant hurler son autoradio.

Lorsque Taufik et son fils, qui l’accompagnait, sont sortis de la voiture, ils ont été agressés et insultés par de jeunes Juifs qui ont commencé à leur jeter des pierres. Ils se sont alors réfugiés à l’intérieur de l’immeuble avant d’être finalement évacués par la police. Peu de temps après, la rumeur s’est répandue dans la ville qu’un des membres de la famille Taufik avait été tué par des émeutiers et les mosquées de la ville ont commencé à lancer des appels à défendre la population arabe menacée. Plusieurs centaines de jeunes Arabes de la vieille ville ont alors commencé à se diriger vers le quartier où Taufik avait été attaqué, saccageant au passage des véhicules et brisant les vitrines des boutiques dans le centre de la ville. Usant de gaz lacrymogène et de canons à eau, les forces de l’ordre sont finalement parvenues à disperser les manifestants. Douze personnes ont été interpellées.

Hier soir, de jeunes Juifs se sont rassemblés pour protester contre les événements de la veille et se sont affrontés avec la police. Le commandant en chef de la police israélienne, Dudi Cohen, s’est rendu sur place et a rencontré les dirigeants des communautés juive et arabe avant de lancer un appel au calme. Hier, près de cinq cents policiers ont été envoyés en renfort afin de ramener l’ordre dans la ville.

Le Premier ministre Ehud Olmert a appelé hier soir à tout faire pour calmer les esprits et préserver la coexistence dans les villes où vivent côte à côte Juifs et Arabes. La ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a téléphoné au maire de Saint-Jean d’Acre pour lui faire part de son inquiétude. « Nous ne laisserons pas faire les extrémistes qui, systématiquement au cours des dernières années, agitent et saisissent toutes les occasions pour créer des provocations », a-t-elle déclaré. Plusieurs députés arabes ont mis en cause l’inefficacité de la police face aux attaques contre la population arabe. A droite en revanche on dénonce un « pogrom » contre la population juive.

Selon le Haaretz, les événements d’hier ont eu lieu sur fond de changements démographiques importants que connaît Saint-Jean d’Acre au cours des dernières années avec de plus en plus d’habitants arabes qui s’installent dans les quartiers juifs de la ville nouvelle et l’afflux d’une population originaire des villages arabes de Galilée occidentale. D’autre part, nombreux sont les habitants juifs des couches moyennes qui ont quitté la ville tandis que des mouvements juifs religieux ont eux aussi renforcé leur présence dans la ville. A cela s’ajoute une criminalité en hausse et le poids de plus en plus important des couches défavorisées, aussi bien dans la population arabe que dans la population juive.

Poursuite des pourparlers entre le parti travailliste et le Kadima

Les équipes de négociation du parti travailliste et de Kadima se rencontreront ce matin pour tenter de résoudre les désaccords qui subsistent entre les deux partis et qui empêchent pour l’heure la signature de l’accord sur l’entrée du parti travailliste au nouveau gouvernement formé par Tzipi Livni. Selon le Haaretz, Tzipi Livni et le président du parti travailliste, Ehud Barak, se sont entretenus mercredi et ont convenu de poursuivre les négociations afin de parvenir à un accord dans les prochains jours.

Dans l’entourage de Tzipi Livni, ajoute le Maariv, on laisse entendre que cette dernière est prête à faire un nouveau pas en direction du parti travailliste, notamment en ce qui concerne l’arrêt des réformes initiées par le ministre de la Justice, Daniel Friedmann, ou l’octroi à Ehud Barak d’un statut privilégié dans le cadre des pourparlers avec la Syrie. Kadima pourrait également accéder à certaines des demandes budgétaires du parti travailliste.

Israël-Palestiniens

Les négociations sur Guilad Shalit toujours bloquées

Selon le Haaretz, c’est le pessimisme qui règne actuellement en Israël concernant les négociations pour la libération du soldat enlevé Guilad Shalit. Ces dernières semaines, le Premier ministre Ehud Olmert aurait avoué en privé que la décision de lier la libération de Guilad Shalit à l’accord de trêve dans la bande de Gaza « avait été une erreur ».

Israël, a expliqué le Premier ministre, se trouve actuellement dans une situation où il doit choisir : soit il exerce une pression sur le Hamas afin que les négociations avancent, en prenant le risque que la trêve prenne fin et que les tirs de roquettes vers Israël reprennent, soit il préfère préserver le calme dans les localités proches de la bande de Gaza, ce qui risque de continuer à paralyser les pourparlers. Dans l’entourage d’Ehud Olmert on estime en effet que tant que le calme demeure dans la bande de Gaza, le Hamas n’a aucun intérêt à faire progresser les pourparlers.

Les proches du Premier ministre mettent aussi en cause le ministre de la Défense, Ehud Barak, qui a insisté pour qu’une trêve soit conclue à tout prix dans la bande de Gaza. Des responsables militaires israéliens critiquent pour leur part l’Egypte qui, selon eux, ne fait pas assez d’efforts pour que les négociations sur Guilad Shalit reprennent et met plutôt l’accent, ces dernières semaines, sur les pourparlers entre Fatah et Hamas.

Selon des sources palestiniennes citées par le journal, des avancées ont eu lieu ces derniers jours dans les négociations entre l’Egypte et le Hamas, destinées à promouvoir une réconciliation avec le Fatah. Une délégation dirigée par Mussa Abou Marzouk, chef adjoint du bureau politique du Hamas, s’est entretenue durant deux jours avec les responsables des services de renseignement égyptiens et, au terme de ces rencontres il a été convenu que des commissions seraient créées afin de débattre de sujets de contentieux précis. Selon Abou Marzouk, le 25 octobre des délégations du Fatah et du Hamas se rendront à nouveau au Caire avant l’ouverture, à une date ultérieure, de négociations multipartites avec l’ensemble des factions palestiniennes.

Diplomatie

La Russie ne fournira pas de missiles S-300 à l’Iran ou à la Syrie

Le porte parole du ministère russe des Affaires étrangères a indiqué hier que la Russie ne fournira pas de batteries de missiles anti-aériens S-300 à l’Iran ou à la Syrie. « Nous avons déjà fait savoir, par toutes les voies diplomatiques, que nous n’avions pas l’intention de fournir de tels systèmes d’armements à des pays situés dans des zones de conflit », a déclaré Andrei Nesterenko avant d’ajouter que la vente de ces armes serait contraire à la politique étrangère russe dont le but est de préserver la stabilité dans le monde.

Cette annonce officielle, écrit le Haaretz, peut être considérée comme une preuve de réussite de la visite du Premier ministre Ehud Olmert à Moscou, en début de semaine. Lors de son entretien avec le président Dmitri Medvedev, Ehud Olmert a en effet fait part de l’inquiétude d’Israël face aux informations selon lesquelles la Russie envisagerait de vendre à Téhéran et à Damas ces missiles sophistiqués, susceptibles de remettre en cause la supériorité de l’armée de l’air israélienne dans la région./.

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