
| Haaretz (Le pays)
Netanyahu aux colons : « Nous ferons des compromis pour la paix, mais nous ne serons pas des pigeons » | The Jerusalem Post
Les Etats-Unis passent de la diplomatie aux sanctions face à l’Iran | |
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| Maariv (Le soir) L’officier d’ordonnance du Premier ministre : On a cherché à me faire porter le chapeau | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) « L’officier d’ordonnance du Premier ministre sert de bouc émissaire » | |
Israël-Palestiniens
A la veille de la venue de George Mitchell : Abou Mazen refuse de rencontrer Netanyahu lors de l’assemblée générale de l’ONU / Barak Ravid et Natacha Mozgovaia – Haaretz
A moins de deux semaines de l’assemblée générale des Nations-Unies, au cours de laquelle le gouvernement américain souhaite réunir un sommet tripartite, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas, refuse toujours de rencontrer le Premier ministre Netanyahu et pose comme condition à cette rencontre un gel total de la construction dans les colonies et à Jérusalem-est. A Washington et en Israël on espère qu’un accord sur un gel temporaire de la construction et l’annonce israélienne de ce gel permettront la tenue du sommet.
Le Haaretz a appris que ces derniers jours Mahmud Abbas a adressé à de hauts responsables américains et européens, ainsi qu’à des responsables israéliens, des messages dans lesquels il indique qu’il n’a pas l’intention de participer à l’assemblée générale de Nations-Unies et n’est pas prêt à rencontrer Netanyahu. Selon un responsable politique israélien, l’annonce par Israël de l’octroi de 455 nouveaux permis de construire et le retard dans la mise en œuvre du gel de la construction dans les colonies sont à l’origine du refus de Mahmud Abbas.
Lors de sa rencontre avec le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Moratinos, cette semaine, le Premier ministre Netanyahu a déclaré qu’il n’est pas certain qu’un sommet se tienne à New York. Il a ajouté que s’il ne rencontre pas Mahmud Abbas aux Nations-Unies, une telle rencontre pourrait avoir lieu début octobre. « Cela fait déjà cinq mois que nous souhaitons une telle rencontre. Ce sont les Palestiniens qui posent des conditions », a déclaré Binyamin Netanyahu.
Le Premier ministre a aussi exprimé une certaine déception des gestes que le gouvernement américain a obtenus jusqu’ici des pays arabes. Evoquant notamment le refus de l’Arabie saoudite d’effectuer des gestes envers Israël, M. Netanyahu a dit à M. Moratinos qu’il s’agit d’un « maigre ensemble de mesures de normalisation ». Selon le Premier ministre, Washington continue à faire pression sur les pays arabes mais n’a obtenu jusqu’ici que des gestes spécifiques de la part de quelques pays du Golfe.
La position de Mahmud Abbas inquiète les responsables américains qui ont adressé ces derniers jours des messages à Israël et à l’Autorité palestinienne, demandant aux deux camps de faire preuve de souplesse pour permettre la tenue du sommet. Samedi soir, l’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, arrivera dans la région et pressera Mahmud Abbas de rencontrer le Premier ministre Netanyahu.
A Jérusalem, M. Mitchell tentera de parvenir à un accord final avec Binyamin Netanyahu sur un gel temporaire de la construction dans les colonies alors que la durée de ce gel est encore à débattre. Miguel Moratinos a dit au Premier ministre que, selon ce que lui a affirmé George Mitchell, les Etats-Unis réclament un gel d’un an. M. Netanyahu a refusé d’entrer dans les détails, indiquant qu’il n’y a « pas encore d’accord à ce sujet ». Le Premier ministre souhaite lui un gel de six mois seulement et on estime que le compromis sera un gel d’une durée de neuf mois. George Mitchell rencontrera dimanche le ministre de la Défense, Ehud Barak, et lundi le Premier ministre Netanyahu. Celui-ci partira dimanche après-midi pour Le Caire où il rencontrera le président Moubarak. Les deux hommes évoqueront le dossier Guilad Shalit mais l’essentiel de leur entretien devrait être consacré à la reprise du processus de paix. M. Netanyahu devrait demander au président Moubarak de faire pression sur Mahmud Abbas pour qu’il accepte la tenue d’un sommet au siège des Nations-Unies à New York, le 23 ou le 24 septembre.
Le discours des « pigeons » / Mérav David et Maya Bengal – Maariv
« Nous ne sommes pas prêts à être des ‘pigeons’. Il y a des choses auxquelles nous ne renoncerons pas », a déclaré hier le Premier ministre Binyamin Netanyahu lors d’un toast à l’occasion de la nouvelle année juive.
Pour la première fois depuis que son projet de limiter la construction dans les colonies a été rendu public, Binyamin Netanyahu s’est adressé directement aux colons. « Je m’adresse aux habitants de Judée et Samarie : Vous êtes de bons citoyens, et vous méritez de mener une vie normale. Nous allons faire deux choses à la fois : promouvoir le processus diplomatique, et vous permettre de vivre normalement », a-t-il affirmé. Si Netanyahu a été accueilli aux cris de « Bibi, Bibi » par les militants du Likoud venus à ce toast à l’occasion du nouvel an, qui se tenait à Tel-Aviv, les maires des localités de Cisjordanie qui sont également membres du comité central du Likoud ont choisi de s’absenter.
« Le Likoud est un mouvement qui aspire à la paix. Nous sommes prêts à faire des compromis en faveur de la paix, mais nous ne sommes pas prêts à nous laisser tromper ou bien, pour employer un langage populaire, à être des ‘pigeons’. Il y a des choses auxquelles nous ne renoncerons pas », a ajouté le Premier ministre. M. Netanyahu a réaffirmé les deux principales revendications évoquées lors de son « discours de Bar-Ilan » : une reconnaissance palestinienne d’Israël comme Etat du peuple juif, et la création d’un Etat palestinien avec des arrangements de sécurité acceptables pour Israël.
La parti Kadima a lui aussi tenu hier un toast à l’occasion de la nouvelle année. Le député Shaoul Mofaz s’est fait remarquer par son absence. Tzipi Livni a déclaré lors de cet évènement : « Le peuple israélien tout entier mérite une meilleure année. Je ne souhaite l’échec de quiconque et j’espère que le gouvernement fera les choses que nous croyons être les bonnes. J’espère que ce sera une année de décisions déterminantes, une année au cours de laquelle les frontières d’Israël seront fixées et le conflit avec les Palestiniens prendra fin ».
Régional
L’Iran propose une dénucléarisation et un aide à la lutte contre le terrorisme / Amos Harel et Barak Ravid – Yediot Aharonot
Le Premier ministre Netanyahu réunira aujourd’hui le groupe ministériel restreint (surnommé « groupe des six ») pour un tour d’horizon diplomatique et militaire. Le Premier ministre devrait aussi rendre compte des résultats de sa visite confidentielle en Russie cette semaine et de la reprise des contacts entre la communauté internationale et l’Iran concernant le programme nucléaire iranien.
Il semble que l’un des sujets principaux à l’ordre du jour lors de la visite de M. Netanyahu à Moscou ait été la vente par la Russie de missiles anti-aériens S300 à l’Iran. Les premières informations concernant l’intention de Moscou de livrer à Téhéran ces missiles avancés datent d’il y a sept ans. Depuis, la vente est suspendue. Pour Israël, il est très important que cette vente soit empêchée ou tout au moins reportée, car la livraison de ce système renforcera de manière significative la protection des sites nucléaires iraniens contre d’éventuelles attaques aériennes. Pour cela, Israël a cédé à la demande russe et a cessé de vendre des armes offensives à la Géorgie.
La position russe n’est cependant pas univoque, Moscou ne cessant de laisser entendre, plus ou moins clairement, qu’il souhaite mettre en œuvre la vente. Un de ses arguments est que la vente de systèmes de protection anti-aériens à des pays tels que l’Iran ou la Syrie renforce la stabilité dans la région car Israël devra réfléchir à deux fois avant toute offensive aventureuse. La Russie et l’Iran conservent des relations discrètes dans de nombreux domaines et Israël peut légitimement craindre un double jeu de la part de Moscou.
En France aussi on suit avec inquiétude les relations entre Moscou et Téhéran. Hier, la France a appelé la Russie à ne pas vendre de missiles S300 à l’Iran. La porte-parole adjointe du ministère français des Affaires, Christine Fages, a déclaré hier, lors d’un point de presse, que l’exportation de tels systèmes d’armement vers l’Iran risque de déstabiliser la région./.