
| Haaretz (Le pays)
Netanyahu a réprimandé les dirigeants internationaux : Vous devez décider ici et maintenant si vous êtes dans le camp d’Israël ou dans celui des terroristes | The Jerusalem Post
Le Premier ministre dénonce à l’ONU ceux qui se taisent face au négationnisme d’Ahmedinejad | |
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| Maariv (Le soir) Netanyahu contre l’ONU | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) Netanyahu brandissant les protocoles de la conférence de Wannsee : Et cela, est-ce un mensonge ? | |
Diplomatie
J’accuse / Tzah Yoked et Maya Bengal – Maariv
Le Premier ministre s’était bien préparé au discours qu’il a prononcé hier devant l’assemblée générale des Nations-Unies. De 1984 à 1988, le jeune Netanyahu était ambassadeur d’Israël à l’ONU et c’est là, dans les couloirs des Nations-Unies, que s’est ouverte à lui la voie qui l’a mené au poste de Premier ministre. De retour hier, il s’en est violemment pris à l’organisation au sein de laquelle il a débuté sa carrière politique.
Nul n’est ressorti indemne du discours de Binyamin Netanyahu hier. Ni Ahmedinejad ni les Nations-Unies ni l’Autorité palestinienne.
« Il y a un mois, j’étais dans la localité allemande de Wannsee où, en 1942, se sont réunis les hauts responsables nazis et ont décidé d’exterminer mon peuple », a ouvert M. Netanyahu son discours dont la première partie était consacrée aux propos négationnistes du président iranien. Brandissant les protocoles de la conférence au cours de laquelle a été décidée la « solution finale », le Premier ministre a demandé : « Ces protocoles aussi sont-ils mensongers ? »
M. Netanyahu a évoqué le discours prononcé la veille par le président iranien, Mahmud Ahmedinejad, a salué ceux qui ont choisi de quitter la salle avant de réprimander ceux qui sont restés à écouter le discours.
Le Premier ministre s’en est pris ensuite au rapport Goldstone sur l’opération Plomb Durci qui, selon lui, « a confondu les terroristes et leurs victimes ». Evoquant l’opération elle-même, il a déclaré : « Jamais un pays n’a consacré autant d’efforts pour empêcher les victimes civiles. Mais qui le Conseil des droits de l’homme a-t-il choisi de condamner ? Israël. Quelle entorse à la justice, à la vérité ».
« Tous les Israéliens veulent la paix », a souligné M. Netanyahu dans la dernière partie de son discours. « Nous reconnaissons la nécessité pour les Palestiniens d’avoir leur propre Etat. Nous voulons vivre côte à côte, deux pays vivant en paix, dans la prospérité et le respect. Mais pour cela il faudra que nous combattions tous le terrorisme iranien qui cherche à détruire la paix et à anéantir Israël. La question à laquelle la communauté internationale doit faire face est : Est-elle prête à lutter contre ces forces ou non ». M. Netanyahu a terminé son discours par le verset : « Dieu donnera la force à son peuple, Dieu bénira son peuple par la paix ».
A la fin de son discours, on pouvait voir que le Premier ministre était satisfait. Le message est passé, le public a été conquis. Binyamin Netanyahu a eu droit à des applaudissements. Peu après le discours, il a dit à ses proches : « C’est un discours qui reflète mes convictions les plus profondes et c’est pourquoi j’ai le sentiment que je m’y prépare depuis cinquante-neuf ans », c’est-à-dire, toute sa vie.
Le meilleur spectacle en ville / Ben Caspit – Maariv
C’était un excellent discours. Bien écrit, superbement construit et prononcé sur le ton adéquat. Lent, mesuré et ferme. Durant la demi-heure qu’a duré son discours, Netanyahu nous a presque tous représentés. Le mainstream israélien sain d’esprit, de Méretz à l’Union nationale, de Shelly Yahimovitz à Benny Begin, était à ses côtés. Il me semble même que certains des députés arabes auraient approuvé certains passages du discours, notamment ceux sur l’Iran.
Que nous donne ce discours ? En pratique, pas grand chose. Netanyahu a prêché les convertis mais n’a pas convaincu les hypocrites et les obtus. Il s’agit, on le sait, d’une partie jouée d’avance, d’un spectacle bien réglé dont le scénario a été écrit ailleurs. Cela dit, il a parlé en notre nom. Il a exprimé notre frustration. Il a défendu notre fierté et notre honneur. Il a dit ce que nous hurlons face à notre téléviseur, notre ordinateur ou les titres des journaux, face à tous ceux qui appliquent à notre égard des principes moraux auxquels personne d’autre n’est soumis.
L’humiliation d’Ahmedinejad / Yaniv Halili – Yediot Aharonot
Les Canadiens ont été les premiers. Au moment où Ahmedinejad est monté à l’estrade des Nations-Unies, les représentants se sont levés et ont quitté la salle de façon manifeste. C’était le signal du départ : les uns après les autres, les représentants des différents pays ont tourné le dos au dictateur iranien en se dirigeant vers la sortie. Ahmadinejad a avalé sa salive, humilié. Il a poursuivi ses propos antisémites mais sa voix résonnait dans la salle presque vide.
La plupart des diplomates ont préféré participer à la réception organisée à la même heure par le président américain au Metropolitan Museum et à laquelle, bien entendu, Ahmedinejad et Kadhafi n’étaient pas conviés.
D’autres pays ont choisi de boycotter de manière manifeste le président iranien pour protester contre ses propos négationnistes, ses appels à la destruction d’Israël et les violations des droits de l’homme dans son propre pays. Les diplomates canadiens ont quitté la salle dès le début du discours. Les représentants allemands, français, polonais, hongrois et italiens sont sortis quand Ahmedinejad s’en est pris à Israël. Les Etats-Unis avaient laissé trois observateurs, deux ont quitté la salle et le troisième a continué à écouter les propos d’Ahmedinejad.
Certains ont cependant choisi de rester, parmi eux les représentants de la Suède, qui assume la présidence de l’Union européenne, de la Jordanie et de l’Autorité palestinienne. Les représentants grecs sont allés jusqu’à serrer la main d’Ahmadinejad après le discours pour le féliciter. Le président iranien n’a pas nié publiquement la Shoah mais son discours était clairement teinté d’antisémitisme.
Etonnamment, Ahmedinejad s’est abstenu d’évoquer cette fois-ci le programme nucléaire iranien. Le Yediot Aharonot a appris qu’il y a quelques jours, les représentants allemands et français ont mis en garde l’Iran de ne pas profiter de la tribune offerte par les Nations-Unies pour tenir des propos provocateurs concernant le nucléaire.
Le nucléaire était au cœur de la séance extraordinaire du Conseil de sécurité hier. Au cours de cette réunion qui, pour la première fois, était présidée par le président américain, a été adoptée une résolution historique : Pour la première fois, le Conseil de sécurité a appelé les pays du monde à empêcher la prolifération nucléaire pour ne pas que ces armes tombent aux mains d’organisations terroristes. Le Conseil a appelé les pays possédant l’arme nucléaire à réduire leur arsenal. Les membres du Conseil ont appelé à des sanctions contre les pays qui ne coopéreraient pas avec cette résolution. Cette résolution a été approuvée par la Chine et la Russie qui s’étaient abstenues jusqu’ici de soutenir les décisions concernant le nucléaire.
Il s’agit d’une décision déclarative mais qui a indirectement une signification pratique car elle permettra au Conseil de sécurité d’envoyer plus facilement des inspecteurs dans les pays soupçonnés de développer et de diffuser l’arme nucléaire.
Le président français ne s’est pas contenté du texte général de la résolution et a demandé aux membres du Conseil d’agir de manière ciblée contre l’Iran : « Les déclarations sur un futur sans arme nucléaire sont de belles paroles mais, face à nous, en ce moment même, l’Iran viole les résolutions du Conseil de sécurité. Le dirigeant iranien déclare qu’il veut rayer de la carte un Etat membre de l’ONU, que faisons-nous face à cela ? », a déclaré Nicolas Sarkozy. Cent cinquante pays ont d’ores et déjà annoncé qu’ils signeraient la résolution. L’Iran et Israël n’en font pas partie.
Le chef de cabinet de la Maison Blanche : « Le président Obama pense que Netanyahu prendra des risques pour la paix » / Akiva Eldar – Haaretz
« Le président a lancé publiquement un défi aux dirigeants. Ils doivent maintenant rentrer chez eux, faire face à ceux qu’ils représentent et leur parler des chances de paix face aux dangers de l’inaction ». C’est ce qu’a déclaré le chef de cabinet de la Maison Blanche, Rahm Emanuel, dans une interview à la télévision publique américaine PBS. M. Emanuel a rejeté les affirmations selon lesquelles le sommet de New York n’a été qu’une séance photo et a souligné que les Etats-Unis ne peuvent vouloir la paix plus que les protagonistes du conflit eux-mêmes. « Je crois qu’ils la veulent », a-t-il ajouté.
A propos du Premier ministre Netanyahu, Rahm Emanuel a déclaré : « Le président Obama estime que Netanyahu est quelqu’un de pragmatique et il pense que le Premier ministre est prêt à prendre des risques pour la paix, comme il l’a prouvé lors du sommet de Wye Plantation en 1998 »./.