
| Haaretz (Le pays) :
Méni Mazouz : Daniel Friedmann mène une expédition punitive contre l’appareil judiciaire. Le ministre de la Justice : Le Conseiller juridique est hystérique | The Jerusalem Post :
Selon des officiels israéliens, les Etats-Unis craignent qu’Israël n’accélère réellement ses préparatifs en vue d’une attaque contre l’Iran | |
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| Maariv (Le soir) : Le prix de l’électricité grimpe | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles) : Le fils est colon, le père terroriste | |
Israël-Palestiniens
Le gouvernement envisage de démolir la maison de Hussam Dawiyat
Le Conseiller juridique du gouvernement, Méni Mazouz, a remis hier au Premier ministre, Ehud Olmert, et au ministre de la Défense, Ehud Barak, un avis dans lequel il affirme que sur un plan juridique, il est possible de détruire les maisons de personnes ayant commis un attentat, et notamment celle de Hussam Dawiyat, l’auteur de l’attentat d’avant-hier à Jérusalem. Il a toutefois émis des réserves, affirmant qu’une telle mesure sera contestée, tant en Israël qu’à l’étranger.
Hier, écrit le Haaretz, le Premier ministre Ehud Olmert a réitéré son appel à détruire les maisons de terroristes : « Nous devons agir plus durement face aux auteurs d’actes terroristes, surtout s’il s’agit de gens qui vivent parmi nous. S’il faut détruire des maisons, détruisons des maisons. S’il faut supprimer des allocations, supprimons-les », a-t-il déclaré.
Le vice-premier ministre, Haïm Ramon, a proposé de modifier le tracé de la clôture de séparation entre Israël et la Cisjordanie afin que le village de Sur Baher, où habitait Hussam Dawiyat et Jebel Mukaber, l’auteur de l’attentat commis en mars dernier à Jérusalem, soit séparé de Jérusalem. Il a également appelé à retirer aux habitants de ces deux villages leur statut de résidents permanents en Israël.
En attendant, à la demande de la police, la famille de Hussam Dawiyat a démonté la tente destinée à accueillir les visites de condoléances qu’ils avaient installée devant la maison. La police a également renforcé sa présence à Sur Baher, de crainte que des militants israéliens d’extrême droite ne commettent des actes de violence contre les habitants.
Fermeture des points de passage entre Israël et Gaza suite au tir d’une roquette
Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a ordonné de ne pas ouvrir aujourd’hui les points de passage entre Israël et la bande de Gaza, suite au tir d’une roquette Qassam vers Israël hier. C’est la troisième fois, écrit le Maariv, que ces points de passage sont fermés depuis le début de la trêve entre Israël et le Hamas, il y a deux semaines. Selon un responsable militaire cité par le journal, « Il y a deux parties à cette trêve et si les Palestiniens ne remplissent pas leur part dans l’accord, ils ne verront pas la réouverture des points de passage ».
Ce responsable a par ailleurs souligné que, selon les informations qui ont été communiquées au ministre de la Défense, les tirs de roquettes se font contre l’avis des chefs du Hamas dans la bande de Gaza, Ismaïl Haniyeh et Mahmud a-Zahar. « Les dirigeants du Hamas prennent mal ces tirs de roquettes car cela réduit la portée de ce qu’ils affirment avoir obtenu, à savoir, l’ouverture des points de passage. Nous savons qu’ils arrêtent des cellules sur le terrain et sont à la recherche de terroristes spécifiques qui n’agissent pas conformément à l’accord de trêve ».
Selon d’autres informations parvenues aux autorités militaires, le Hamas a même, pour la première fois, arrêté des membres du Jihad islamique impliqués dans le tir de roquettes vers Israël. Ces arrestations ne concernent que quelques membres du Jihad, qui sont toujours en détention. Le Hamas semble vouloir adresser un message aux autres organisations selon lequel il n’accepte pas que les tirs se poursuivent. De même, le porte-parole des Brigades des martyrs d’al-Aqsa a été arrêté durant quelques heures. Il a été libéré après qu’il lui a été signifié que son organisation ne devait pas soutenir les tirs vers Israël. Les autorités militaires voient dans ces arrestations sans précédent effectuées par le Hamas « un signe positif, mais pas suffisant puisque des Qassam continuent à s’abattre sur Israël », écrit le Maariv.
Salam Fayyad propose que l’Egypte désarme les factions palestiniennes à Gaza
Le Haaretz rapporte que le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a dernièrement remis au Fatah et au Hamas un plan de réconciliation nationale dont l’idée principale est la présence dans la bande de Gaza d’une mission égyptienne qui servira d’arbitre et contrôlera le désarmement de toutes les factions palestiniennes et la fusion des différentes forces de sécurité.
Selon une source connaissant les détails de ce plan, M. Fayyad estime que la période d’accalmie actuelle est propice à son initiative, mais que ce calme étant fragile, il faut agir vite.
Le plan Fayyad comprend trois étapes : Tout d’abord, un accord devra être signé pour parvenir à la fusion des services de sécurité palestiniens et au démantèlement de la « force opérationnelle » créée par le Hamas après sa prise de pouvoir dans la bande de Gaza. Les factions palestiniennes devront s’engager à ne pas faire usage de leurs armes, puis elles seront désarmées.
Dans le cadre de la deuxième étape, un gouvernement provisoire de technocrates affiliés à aucun parti politique sera créé. Il contrôlera aussi bien la bande de Gaza que la Cisjordanie. Enfin, le Hamas et le Fatah conviendront d’une date pour la tenue d’élections présidentielles et législatives.
Des responsables palestiniens estiment toutefois que les deux camps palestiniens n’entameront pas prochainement de réelles négociations en vue d’une réconciliation. Selon eux, la seule médiatrice capable de faire avancer la situation est l’Egypte, or à l’heure actuelle, le Caire ne semble pas vouloir s’impliquer outre mesure dans ce processus.
Régional
Israël et le Hezbollah auraient signé l’accord d’échange de prisonniers
Selon le Yediot Aharonot, le négociateur israélien Ofer Dékel a rencontré hier le médiateur allemand Gerhard Konrad et a signé l’accord d’échange de prisonniers avec le Hezbollah approuvé dimanche par le gouvernement israélien. Ce document aurait également été signé par un représentant du Hezbollah.
Selon le Haaretz, Ofer Dékel aurait également reçu le rapport du Hezbollah concernant Ron Arad, le navigateur de l’armée israélienne disparu au Liban il y a vingt ans. Dans ce rapport, l’organisation chiite affirme ne pas avoir été capable de localiser le soldat israélien et que celui-ci est, selon toute évidence, mort depuis longtemps. Le rapport doit à présent être remis aux responsables israéliens qui l’étudieront avant, semble-t-il, de donner leur feu vert à la poursuite du marché avec le Hezbollah. Parallèlement, Israël a remis un rapport concernant la disparition de quatre diplomates iraniens au Liban en 1982. Selon Israël, les quatre hommes sont arrivés par mégarde à un barrage tenu par les phalanges chrétiennes et ont été tués.
La Syrie et Israël devraient reprendre les pourparlers fin juillet
La troisième session de pourparlers entre Israël et la Syrie, débutée mardi dernier, s’est terminée hier à Istanbul. Selon un responsable turc cité par le Haaretz, « les négociations ont été positives et les deux pays ont commencé à aborder les questions fondamentales. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les pourparlers et convenu de continuer à se rencontrer régulièrement ».
Ce responsable a ajouté que les représentants des deux pays ont convenu de tenir une quatrième session de pourparlers fin juillet en Turquie et que celle-ci sera suivie par deux sessions supplémentaires courant août. Lors de la session de juillet, il sera décidé si les sessions suivantes consisteront en des rencontres directes ou bien si les pourparlers resteront indirects.
International
D’anciens militaires israéliens impliqués dans la libération d’Ingrid Betancourt
La presse israélienne consacre une large place à l’opération de l’armée colombienne qui a permis la libération d’Ingrid Betancourt et notamment à la participation indirecte de militaires israéliens dans cette opération. Selon des responsables militaires israéliens cités par le Yediot Aharonot, la localisation exacte de l’endroit où était détenue Ingrid Betancourt a été rendue possible, entre autres, grâce à des drones et du matériel électronique israélien.
Le journal ajoute que depuis un an et demi, une société israélienne dirigée par le général Israël Ziv, ancien commandant du département des opérations de Tsahal, conseille et forme diverses unités de l’armée colombienne. Certains affirment que les conseillers israéliens étaient impliqués directement dans les préparatifs de l’opération d’avant-hier.
Le général Ziv démentait hier que sa société ait entraîné les forces spéciales colombiennes. « Nous leur avons fourni des outils perfectionnés et efficaces afin de leur permettre de progresser dans la lutte contre le terrorisme », a-t-il déclaré.
Le journal souligne également que lors de la conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé la libération d’Ingrid Betancourt, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a évoqué le sort de Guilad Shalit, le soldat israélien détenu par le Hamas. « Je voudrais que mes derniers mots soient pour le soldat Shalit et pour ses parents. Ne l’oublions pas. La France est toujours prête à se mobiliser quand quelqu’un est injustement retenu », a déclaré M. Sarkozy./.