
| Haaretz (Le pays)
« Les Israéliens doivent reconnaître que de la même manière qu’on ne peut nier le droit d’Israël à exister, il en est de même pour la Palestine. Les Etats-Unis ne reconnaissent pas la légitimité des colonies israéliennes. Cette construction viole des accords précédemment conclus et porte atteinte aux efforts pour parvenir à la paix. Il est temps de cesser ces colonies » | The Jerusalem Post
Alors qu’Obama offre aux Musulmans « un nouveau départ », Israël s’engage de manière circonspecte à jouer son rôle | |
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| Maariv (Le soir) Une ère différente | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) Obama : « Netanyahu peut faire adopter des compromis que la gauche aurait du mal à faire passer » | |
Diplomatie
Discours de Barack Obama au Caire
Les trois grands quotidiens israéliens publient ce matin le texte du discours prononcé hier au Caire par le président américain, Barack Obama. La plupart des commentateurs s’accordent à dire que, sur le fond, le président américain n’a rien dit de bien nouveau mais soulignent la nouveauté du ton et de la franchise adoptés par le président.
Les journaux soulignent aussi le scepticisme qui ressort de la réaction officielle du bureau du Premier ministre qui, dans un communiqué prudent a exprimé l’espoir « que le discours important prononcé par le président Obama au Caire mène effectivement à une ère de réconciliation entre le monde arabo-musulman et Israël ». Selon le Haaretz, lors des réunions qui se sont tenues hier entre le Premier ministre Netanyahu et ses conseillers, ces derniers ont exprimé leur satisfaction de l’appel lancé par Barack Obama aux pays musulmans à reconnaître Israël et à avancer sur la voie de la normalisation. En revanche, dans l’entourage du Premier ministre on a été déçu des propos du président américain concernant le nucléaire iranien, M. Obama n’ayant pas réaffirmé la nécessité d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire et n’ayant pas évoqué la réévaluation du dialogue avec l’Iran à la fin de l’année.
Au cabinet du Premier ministre on admettait hier que le discours du président Obama n’avait fait qu’accentuer les divergences entre Washington et le gouvernement israélien concernant les colonies. « Il n’y aura d’accord à ce sujet que si les Américains assouplissent leur position », ont déclaré des proches du Premier ministre. En revanche, de hauts responsables de la Maison Blanche ont adressé hier des messages d’apaisement : « Il n’y a pas de crise avec Israël. nous travaillons avec les Israéliens afin de parvenir à des ententes concernant la construction dans les colonies et nous y parviendront », ont-ils déclaré.
Son discours terminé, Barack Obama a accordé une interview conjointe à un groupe de six journalistes du monde musulman et à Nahum Barnéa du Yediot Aharonot. Deux autres journalistes, un Syrien et un Libanais, se sont désistés après avoir pris connaissance de la présence d’un confrère israélien.
Selon le journal, le président Obama a rajouté dans cette interview des éléments qui manquaient, du point de vue israélien, dans son discours, en particulier à propos de l’Iran. Il a notamment déclaré que « le nucléaire est le sujet le plus sensible et le plus urgent. Je suis engagé à agir par la voie diplomatique mais je n’exclus pas d’autres options ».
Consacrant une place importante au conflit israélo-palestinien, le président américain a affirmé que les Etats-Unis ne pourraient imposer de solution au Proche-Orient et qu’il n’envisage pas de fixer un calendrier pour le processus de paix israélo-palestinien. Toutefois, il souhaite que les habitants de la région aient le sentiment d’un « réel progrès ».
Barack Obama a ensuite loué le sérieux, l’intelligence et l’éloquence du Premier ministre israélien, estimant que Binyamin Netanyahu « agit avec une véritable conviction historique » et reconnaît « la nécessité stratégique de parvenir à la paix au Proche-Orient ». Enfin, selon lui, il est possible que Binyamin Netanyahu, en tant que dirigeant de droite, puisse saisir des occasions que n’auraient pas eu un dirigeant de gauche, de même que seul un président anti-communiste, le président Nixon, a pu ouvrir la porte au dialogue entre l’Amérique et la Chine.
Sondage
Un sondage réalisé par le Yediot Aharonot après le discours de Barack Obama révèle la déception et l’inquiétude grandissantes ressenties en Israël face à la politique du président américain à l’égard d’Israël et du monde arabe. En effet, 53 % des Israéliens estiment que cette politique n’est pas bonne pour Israël contre 26 % qui la croient bonne ; 51 % sont déçus de cette politique contre 41% qui ne le sont pas. De plus, 51 % des personnes interrogés estiment que Barack Obama a plus de considération pour la volonté palestinienne de créer un Etat palestinien que pour Israël.
Les Israéliens attribuent toutefois une partie de la responsabilité à leur Premier ministre : 16 % estiment que Binyamin Netanyahu est responsable de la crise actuelle face à l’administration américaine, 25 % l’imputent à Obama et 50 % estiment que les deux dirigeants sont tous deux responsables. De plus, 47 % ne sont pas satisfaits de la façon dont Netanyahu gère cette crise contre 34 % de satisfaits.
En revanche, concernant deux sujets mis en valeur par le président Obama, l’arrêt des constructions dans les colonies et la création d’un Etat palestinien, les Israéliens semblent être plutôt proches de la positon américaine : 52 % sont favorables au gel de la construction dans les colonies contre 43 % qui s’y opposent ; 70 % souhaitent que les colonies sauvages soient démantelées contre 23 % ; 55 % estiment qu’Israël doit accepter la création d’un Etat palestinien dans le cadre d’un accord de paix contre 41% et, quoi qu’il en soit, 56 % estiment que Netanyahu doit se soumettre aux exigences du président américain sachant qu’un refus pourrait entraîner des sanctions contre Israël.
Israël-Palestiniens
Nouveaux affrontements entre Autorité palestinienne et Hamas
Le Maariv rapporte que les forces de sécurité palestiniennes ont assiégé hier pendant de longues heures une maison à Qalqilya où se cachaient des activistes du Hamas. Au cours des lourds échanges de tirs, un policier a été tué. Les forces de l’ordre ont finalement décidé d’inonder la cave où se trouvaient les membres du Hamas. Deux d’entre eux sont morts noyés, le troisième a été interpellé.
Par ailleurs, le ministre de la Défense a autorisé le transfert à l’Autorité palestinienne de cinquante blindés légers offerts par la Russie, mais sans les mitrailleuses dont ils étaient équipés. Selon un responsable militaire, le coordonnateur américain dans les territoires palestiniens, Keith Dayton, supervisera le transfert qui aura lieu dans les prochaines semaines. Le général Dayton a également demandé à Israël de permettre à un quatrième bataillon de la police palestinienne de suivre une formation en Jordanie en vue du transfert d’une nouvelle ville aux forces palestiniennes.
Ce responsable militaire a ajouté que le transfert des blindés avait déjà été approuvé il y a un an et demi mais que l’Autorité palestinienne a décidé de les faire livrer dans les prochaines semaines. Ces blindés ne circuleront pas librement mais uniquement en coordination avec les autorités militaires israéliennes./.