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MAHMUD ABBAS FAIT PRESSION SUR OBAMA : JE NE ME REPRESENTERAI PAS AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLES | The Jerusalem Post
MAHMUD ABBAS : JE NE ME REPRESENTERAI PAS | |||
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| Maariv (Le soir) MAHMUD ABBAS : UN DISCOURS SOUS FORME DE MENACE | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) LE LIEN SECRET ENTRE LE SHABAK ET JACK TEITEL |
ISRAËL-PALESTINIENS
Mahmud Abbas a fait son discours à Ramallah mais les destinataires de ses propos se trouvent à la Maison Blanche / Avi Issacharof et Amos Harel– Haaretz
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas (Abou Mazen) a annoncé hier qu’il ne compte pas se présenter aux prochaines élections présidentielles, prévues pour le 24 janvier 2010. Abou Mazen et son entourage s’en sont pris violemment au gouvernement Obama.
Au terme d’une journée de rumeurs incessantes, Abou Mazen a convoqué la presse à la Mouqataa de Ramallah et a prononcé un discours dans lequel il a évoqué des moments-clés de l’histoire palestinienne et du processus de paix. Après avoir rappelé le décret présidentiel qu’il a proclamé récemment concernant la tenue d’élections en Cisjordanie, à Jérusalem-est et à Gaza, il a déclaré : « J’ai annoncé au comité exécutif de l’OLP et au comité central du Fatah que je ne souhaite pas me représenter à l’élection présidentielle. Il ne s’agit là ni d’une manœuvre ni d’un marchandage ». « J’espère que ma position sera comprise. Je leur ai fait savoir que j’effectuerai d’autres démarches en temps voulu », a-t-il ajouté sans donner plus de détails.
A la Mouqataa c’est la confusion qui régnait hier, pas seulement parmi les journalistes et les commentateurs mais aussi chez les collaborateurs de Mahmud Abbas, quant à la signification de cette démarche. La formule relativement ambiguë choisie par Mahmud Abbas lui laisse la possibilité de se rétracter. La plupart des hauts responsables du Fatah et de l’Autorité palestinienne qui se sont exprimés hier ont dit attendre d’Abou Mazen qu’il revienne sur sa décision et ont affirmé n’avoir aucune intention d’investir un autre candidat.
Immédiatement après le discours, l’assistance a appris avec soulagement que Mahmud Abbas compte rester à son poste jusqu’aux prochaines élections. Or, il n’est pas du tout certain que celles-ci auront lieu, du fait de l’opposition du Hamas à leur tenue dans la bande de Gaza et aux difficultés attendues à Jérusalem-est. Malgré cela, tous ceux qui ont parlé à Mahmud Abbas hier après-midi affirment que le président de l’Autorité palestinienne est déterminé à ne pas se représenter.
Il semble que le principal motif de cette décision ne soit pas l’attitude d’Israël. Abou Mazen attend peu du gouvernement Netanyahu. Le message d’hier s’adresse plutôt aux oreilles américaines.
Ironiquement, c’est la politique « pro-palestinienne » du gouvernement Obama qui a poussé Abou Mazen à annoncer son retrait. « Nous avons apprécié les positions affichées par les Etats-Unis concernant les colonies et la ‘judaïsation’ de Jérusalem. Nous avons cependant été surpris par leur compréhension vis-à-vis des positions israéliennes. Le problème c’est Israël et ses positions », a-t-il déclaré hier, en visant clairement le gouvernement Obama.
Les proches de Mahmud Abbas ont expliqué hier que les propos de la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, qui s’est félicitée de la position israélienne sur une restriction de la construction dans les colonies, ainsi que la proposition faite aux Palestiniens par l’émissaire américain George Mitchell ont surpris les dirigeants de l’Autorité palestinienne qui, jusque là, avaient obtenu un soutien total de la part du gouvernement américain. Les éclaircissements de Mme Clinton, qui lors de sa visite en Egypte a déclaré que les Etats-Unis ne considèrent pas les colonies comme légitimes, n’ont pas satisfait Mahmud Abbas qui s’est senti trahi par le gouvernement américain. En effet, c’est Washington qui, par ses déclarations fermes concernant les colonies, a poussé Mahmud Abbas à poser comme condition à la reprise des pourparlers l’arrêt de la construction dans les colonies, y compris à Jérusalem-est. Quand Washington a changé de position, Abou Mazen s’est retrouvé seul, sans soutien américain.
Pour l’heure, la démarche d’Abou Mazen n’est pas perçue à Ramallah comme une simple manœuvre tactique, mais il ne fait aucun doute que son but est de pousser les Américains à exercer une pression plus forte sur Israël. En effet, il ne semble y avoir au Fatah aucun successeur potentiel, capable de faire face à un candidat du Hamas. Pour que Mahmud Abbas change d’avis, Washington devra faire valoir des résultats face aux Israéliens concernant la construction dans les colonies.
Au sein des services de sécurité israéliens, l’annonce du président de l’Autorité palestinienne a été accueillie avec un scepticisme mêlé d’une légère inquiétude. Un haut responsable déclarait hier : « Abou Mazen a annoncé qu’il ne se présentera pas à des élections qui n’auront jamais lieu ». D’autres responsables ont souligné qu’il n’a démissionné ni de ses fonctions au Fatah ni de ses fonctions à l’OLP. Or, c’est de là qu’il puise l’essentiel de sa légitimité. Selon eux, il est tout à fait possible qu’en l’absence d’accord entre le Fatah et le Hamas sur la tenue d’élections, Mahmud Abbas continue à assurer la présidence par intérim sans que cela modifie en substance son statut actuel.
Selon des responsables israéliens, ce que l’on remarque c’est que la démarche de Mahmud Abbas ne semble pas causer de panique parmi les responsables du Fatah et de l’Autorité palestinienne. Selon eux, la seule crainte pour Israël est que l’annonce de Mahmud Abbas s’ajoute à la ligne idéologique plus dure qu’expriment dernièrement les hauts responsables du Fatah et que le tout, à cause d’une « étincelle » comme, par exemple, des émeutes sur le mont du Temple, ne mène à une nouvelle vague de violence.
La bataille contre le renvoi du rapport Goldstone devant le Conseil de sécurité : Israël essaiera d’empêcher le débat / Yaniv Halili & Itamar Eichner – Yediot Aharonot
Coup dur pour Israël : Le projet de résolution radical rédigé par les pays arabes qui appelle au renvoi du rapport Goldstone devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies et à la prise de mesures fermes contre Israël a été adopté hier par l’assemblée générale de l’ONU.
Les représentants de la Ligue arabe ne sont pas parvenus à un accord avec les pays européens sur un texte plus modéré et ont décidé de faire voter leur projet de résolution. 114 pays ont voté pour, 44 se sont abstenus et 18 ont voté contre.
Israël tâchera à présent de mobiliser sept membres du Conseil de sécurité pour empêcher que le Conseil débatte du rapport.
L’ambassadrice d’Israël à l’ONU, Gabriela Shalev, a boycotté le vote à l’assemblée générale. « Je ne collaborerai pas avec ce jeu couru d’avance », a-t-elle déclaré. L’ambassadrice américaine, Suzanne Rice, a également boycotté le vote pour protester contre le projet de résolution arabe.
Israël était représenté lors du vote par l’ambassadeur adjoint Danny Carmon. Prenant la parole au moment du vote, il a adressé aux pays membres la question suivante : « L’Etat d’Israël demande une précision : qui est la partie palestinienne évoquée dans projet de résolution ? Est-ce l’organisation terroriste du Hamas, ou bien l’Autorité palestinienne, qui n’est même pas présente à Gaza ? ».
La résolution comprend plusieurs recommandations fermes qui risquent d’imposer à Israël une longue et difficile campagne diplomatique. La première clause appelle l’assemblée générale à renvoyer le débat sur le rapport Goldstone devant le Conseil de sécurité. C’est un coup dur pour Israël car le Conseil, à la différence de l’assemblée, est une instance dont la compétence lui permet d’adopter des résolutions contraignantes. Certes, les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils poseraient leur veto à toute résolution radicalement anti-israélienne, mais la délégation israélienne à l’ONU craint que les pays arabes n’élaborent un projet de résolution plus modéré auquel les Américains ne pourront s’opposer. Le Conseil pourrait de surcroît annoncer la création de sa propre commission d’enquête sur Plomb Durci, une mesure très problématique pour Israël.
La résolution appelle aussi Israël et l’Autorité Palestinienne à mettre en place des commissions indépendantes et fiables qui enquêteront sur les évènements de Plomb Durci et rendront leurs rapports sous trois mois. Cette clause est contraignante, le texte de la résolution chargeant le secrétaire général de l’ONU de veiller à son respect. Une fois les deux rapports rendus, le secrétaire général décidera s’il y a lieu de prendre des mesures supplémentaires contre Israël./.