07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2009 DECEMBRE 2009

Vendredi 8 janvier

Les Titres
Haaretz (Le pays)

OFIR PINÈS QUITTE LA POLITIQUE ET S’EN PREND À EHUD BARAK : « JE N’AI NI PARTI NI LEADER »

The Jerusalem Post

LES ETATS-UNIS PRÉPARENT DES FORCES À UN ÉVENTUEL CONFLIT AVEC L’IRAN

Maariv (Le soir)

NETANYAHU : IL N’Y AURA PLUS D’AUTRES CONCESSIONS

Yediot aharonot (Les dernières nouvelles )

NETANYAHU : IL N’Y AURA PLUS D’AUTRES CONCESSIONS

ISRAËL-PALESTINIENS

Le marché Shalit s’éloigne / Maya Bengal et Eli Lévy – Maariv

L’accord pour la libération du soldat enlevé Guilad Shalit a pris hier un mauvais tournant : Le Premier ministre Binyamin Netanyahu aurait adressé au Hamas un message selon lequel la dernière proposition faite par Israël est définitive.

En effet, après avoir reçu la réponse du Hamas à la proposition israélienne, le Premier ministre aurait décidé qu’Israël ne se montrera pas plus souple qu’il l’a été dans le cadre des négociations avec le Hamas. Le message de Netanyahu est clair : l’offre israélienne, transmise au Hamas par le biais du médiateur allemand, est sa dernière offre ; Israël ne discutera plus des détails de ce marché.

Un haut responsable diplomatique a déclaré que la position du Premier ministre Netanyahu concernant l’accord est très ferme : « Netanyahu ne donne plus de marge de manœuvre aux experts, dirigés par Hagaï Hadass, qui mènent les négociations sur la libération de Shalit », a-t-il déclaré.

Des responsables diplomatiques estiment que si le Hamas campe sur ses positons, les chances de libérer Guilad Shalit seront désormais très faibles.

De la position du Premier ministre on peut déduire que le Hamas a rejeté la demande israélienne d’expulser vers l’étranger 100 des 450 prisonniers « lourds » qui devaient être libérés. Le Premier ministre aurait ainsi adopté l’approche des directeur du Mossad et du Shabak, Meir Dagan et Yuval Diskin. « Le Premier ministre insiste sur le fait que des terroristes très dangereux ou ceux qui ont assassiné des personnes de leur propres mains ne seront pas libérés vers des zones à partir desquelles ils pourraient agir et mettre en péril la vie d’Israéliens », a déclaré un haut responsable dans l’entourage de Binyamin Netanyahu.

Au moins dix obus de mortier et roquettes ont été tirés à partir de Gaza, une roquette Qassam s’est abattue près d’Ashkelon / Anshel Pfeffer et Avi Issacharof – Haaretz

Au moins dix obus de mortier et roquettes ont été tirés hier vers Israël à partir de la bande de Gaza. Ces tirs n’ont fait ni blessé ni dégât. Quatre des obus de mortiers sont tombés à proximité du point de passage de Kérem Shalom et le ministère de la Défense a décidé, suite aux tirs, que Kérem Shalom resterait fermé au passage d’aide humanitaire jusqu’à nouvel ordre. Les Comités de résistance populaire ont revendiqué les tirs de mortier.

A ces tirs s’ajoute celui d’une roquette anti-chars qui visait hier une patrouille le long de la clôture frontalière, à proximité du kibboutz de Kfar Aza. La roquette n’a pas atteint les soldats qui ont riposté. Parallèlement, des appareils de l’armée de l’air ont lâché hier plusieurs centaines de milliers de tracts sur des localités proche de la clôture, appelant les habitants à ne pas s’approcher à moins de 300 mètres de celle-ci, à ne pas collaborer avec les organisations terroristes et à ne pas permettre le creusement de tunnel à partir de leurs maisons.

Cette reprise des tirs intervient au lendemain de l’annonce par le ministère de la Défense et la société d’armement Rafael des tests réussis du système Dôme de Fer.

Initiative américaine : Une médiation entre Israël et les Palestiniens sans pourparlers directs / Akiva Eldar, Barak Ravid et Natacha Mozgovaia – Haaretz

Face au refus du président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas (Abou Mazen), de reprendre les pourparlers directs avec Israël en l’absence d’un gel total de la construction dans les colonies, aux Etats-Unis on élabore ces derniers jours une proposition pour que les contacts entre les deux parties se fassent sous la forme de « pourparlers de proximité ». Selon cette nouvelle initiative, l’émissaire présidentiel, George Mitchell, et son équipe rencontreraient les parties séparément avant de faire part à chacun des deux camps des positions de l’autre et de tenter de rapprocher leur positions.

Par ailleurs, le chef de cabinet de la Maison Blanche, Rahm Emanuel, a démenti hier les propos qui lui ont été attribués par la presse israélienne et selon lesquels, en l’absence de progrès, le président Obama se désengagera du processus de paix. « Rahm a effectivement fait part de sa frustration face à l’absence d’avancée, mais il n’a certainement pas menacé de se désengager du processus », a déclaré hier un représentant de la Maison Blanche.

Crise à Hébron / Ben Caspit – Maariv

Israël examine la possibilité de ne pas reconduire le mandat de la force multinationale (TIPH) déployée à Hébron depuis la signature en 1997 des accords intérimaires entre Israël et l’OLP. Le mandat de cette force, composée de représentants de six pays, est renouvelé tous les six mois et doit l’être à la fin du mois de janvier. Ce n’est pas la première fois qu’Israël envisage de ne pas le prolonger.

Le vice ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, s’est rendu hier a Hébron pour « tâter le terrain », sur l’ordre direct du ministre, Avigdor Liberman. M. Ayalon a confirmé hier qu’il était effectivement envisagé de ne pas reconduire le mandat de la force multinationale. « Ils outrepassent leurs compétences », a-t-il indiqué au Maariv. « Ils rapportent les atteintes faites aux Palestiniens mais pas celles commises dans le sens inverse », a-t-il ajouté.

« Le fait que cette force porte souvent plainte contre les soldats de Tsahal et qu’elle serve d’appui à de nombreuses organisations internationales qui s’emploient à déposer des plaintes contre Israël et contre Tsahal joue un rôle dans la volonté israélienne de mettre fin à son mandat », a confié hier au Maariv un responsable militaire versé dans cette affaire.

La fin du mandat de la force multilatérale risque de provoquer un tourbillon international. En effet, la période choisie, alors que des efforts sont faits pour relancer le processus de paix, est particulièrement problématique. A cela il faut ajouter la question de la composition de cette force qui est constituée de représentants des pays suivants : la Suède, la Norvège, la Turquie, la Suisse, le Danemark et l’Italie. Or, à l’exception de cette dernière, tous ces autres pays ont vu dernièrement leurs relations avec Israël se dégrader. C’est pourquoi on estime que MM. Liberman et Ayalon voient dans la non-reconduction du mandat une occasion de s’en prendre à la Suède et à la Norvège, qui sont considérées ces derniers temps comme les deux pays européens les plus radicaux dans leur attitude négative envers Israël. La question turque est encore plus sensible, et on se rappelle notamment des propos récents d’Avigdor Liberman, selon lesquels la Turquie ne doit plus jouer le rôle de médiatrice entre Israël et la Syrie.

INTÉRIEUR

La démission d’Ofir Pinès déjoue le plan des rebelles travailliste qui prévoyaient de faire scission dans deux semaines pour créer un nouveau parti / Mazal Moualem et Yehonathan Lis – Haaretz

Le député travailliste Ofir Pinès a choisi avec soin le moment où il annoncerait son retrait de la vie politique : un jeudi après-midi, alors que la Knesset n’est pas en session. Aucun député, à l’exception du président de la Knesset, Reuven Rivlin, n’était présent dans la salle alors que Pinès faisait le bilan de sa carrière politique.

« Je quitte aujourd’hui mes fonctions à la Knesset car il n’y a pas de parti que je pourrais représenter et à qui je pourrais servir de porte-parole. Il n’y a pas de groupe parlementaire auquel je pourrais appartenir et il n’y a pas de leader », a-t-il déclaré.

Ofir Pinès a critiqué l’entrée d’Ehud Barak et du parti travailliste au gouvernement : « Le gouvernement actuel et la coalition large et agressive qui l’a constitué, dont je fais partie contre mon gré, ne sont préoccupés que par une seule chose sur laquelle ils refusent tout compromis : la stabilité. Tout le reste est à vendre au plus offrant ».

Le Haaretz a appris que la démission d’Ofir Pinès a déjoué le plan des députés « rebelles » du parti travailliste qui prévoyaient dans deux semaines de quitter le parti et de former un nouveau parti, le député Daniel Bensimon ayant accepté de rejoindre les rebelles pour créer ce nouveau parti censé remplacer le parti travailliste. En effet, Daniel Bensimon aurait été le cinquième député dont les rebelles avaient besoin pour pouvoir faire scission. Au sein du groupe des rebelles on affirmait hier : « Une occasion historique a été manquée, la création d’une alternative au parti travailliste était à portée de main »./.

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