XXIIe Conférence des Ambassadeurs - Iran

Discours d’ouverture de M. François Hollande, président de la République (Paris, 28/08/2014)

(…)

Parallèlement, nous avons à trouver une issue aux discussions avec l’Iran, parce que là-aussi tout est lié. Notre objectif, il est tellement simple que je peine à l’énoncer, c’est de faire renoncer l’Iran à l’accès à l’arme nucléaire.

La France a montré sa fermeté et Laurent Fabius, à un moment décisif, a été particulièrement clair dans les négociations. La France s’est aussi montrée disponible et j’ai moi-même été l’un des premiers chefs d’État occidentaux à rencontrer le président iranien Rohani. C’était l’année dernière, lors de l’Assemblée générale des Nations unies. Mais je constate que les discussions entre l’Iran et les 5+1 ont été reportées, après avoir été ensevelies par je ne sais quelles conditions posées et qui n’avaient pas lieu d’être. De même, il y a toujours des voix qui s’élèvent pour dire qu’il serait bon de lier les négociations avec l’Iran, sur le nucléaire, avec la situation en Irak. Je récuse tout lien, il n’aurait aucun sens. L’Iran doit tout simplement avoir le courage de prendre les mesures qui démontreront, de façon vérifiable et incontestable, son renoncement à une capacité nucléaire militaire.

C’est vrai que la crise irakienne démontre que nos préoccupations ne divergent pas toujours avec l’Iran et que ce pays peut être un interlocuteur s’il décide, c’est la condition essentielle, de s’inscrire dans les principes qui permettent un échange sincère et utile. La France est prête à considérer l’Iran comme tel. Mais à ces conditions et seulement à ces conditions.

Voilà déjà ce qui devrait nous mobiliser pour la paix et pour la sécurité : le Moyen-Orient, le Proche-Orient. (…)./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

Dernière modification, le 01/09/2014

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